Le parc de Saurupt et un logement de conciergerie

Plan

Introduction

Développement

Partie I : Le parc de Saurupt

-      Localisation

-      Contexte historique

-      Les architectes

-      Cahier des charges

-      Echecs et raisons

-      2nd projet et conséquences

Partie II : Cité-Jardins en Europe

-      La cité du Vésinet

-      La künstlerkolonie de Darmstadt

-      Le parc Güell

-      Conclusion

Partie III : Un logement de conciergerie

-      Le lieu

-      La période de travail

-      La composition

-      L’architecte

-      La fonction

-      Le contexte historique

-      Description

Conclusion

Bibliographie et site d’internet

Introduction

A partir de 1870, et l’annexion de l’Alsace et d’une partie de

la Lorraine

, il va y avoir une forte émigration et voit la population de Nancy passer de 50.000 en 1866 à 120.000 en 1913. Ce développement entraine une crise du logement. Durant cette période, on cherche à répondre à cette crise par la création de nouveaux quartiers. Le parc de Saurupt est l’un de ces projets.

Partie I : Le parc de Saurupt

Localisation :

Le parc de Saurupt (« ruisseau des saules ») était à l’origine un lieu-dit situé au sud, sud-est de Nancy en-dehors des remparts de la ville où coulait le ruisseau Nabécor. Actuellement le quartier de Saurupt est délimité par le Boulevard Georges Clémenceau, l’avenue du Général Leclerc, le Quai de

la Bataille

et les rues de Nabécor et du Maréchal Oudinot.

Contexte historique :

Dès le XIVième siècle, le site devient un lieu de villégiature pour les ducs de Lorraine avec la construction d’un château par le duc Raoul. Il fut abandonné puit reconstruit en 1532 par le duc Antoine(1489-1544).

A

la Révolution

, le Saurupt devient un Bien National et est vendu en trois lots. L’un d’eux fut acheté par la famille Elie-Leboeuf qui y érige un chateau de style classique. En 1894, le lot avec le chateau est vendu pour 370.000 francs à Alfred Hinzelin qui meurt deux ans plus tard(le 26 décembre 1896). Il légue alors, par testament, tous ses biens, dont le parc de Saurupt, aux Hospices de Nancy. Mais ses fils, Jacques et Ernest, font casser ce testament en 1900 en accord avec les Hospices. Leur mère reçoit le parc avec le château dans lequel elle vit avec son nouveau mari, Jules Villard.

En 1901, Villard décide de faire de la propriété une cité-jardin. Il conserve le château et partage les

16 ha

restant en 88 parcelles coutant de 20 à 25 francs le mètre carré pour des parcelles de 1.200 à

2.100 mètres

carré.

Et rédige un réglement de copropriété :

-      qui impose la construction de maison bourgeoise

-      qui interdit tout type de commerce

-      où les villas doivent donner sur des rues particulières

-      et être fermées par des grilles aux intersections avec le réseau urbain

Les architectes :

Ce projet il ne l’effectua pas seul. Il eut pour collaborateur Emile André, architecte et un des trente six membres du comité directeur de l’Ecole de Nancy, aidé de son associé pour ce projet Henry Gutton lui aussi architecte et membre du comité de l’Ecole de Nancy.

Une « commission de surveillance » va être mise en place dont font parti trois architectes (Bourgon, Gutton(son oncle) et Weissenburger) qui apportent leur caution grâce à leur expérience. Pour la gestion, ils sont accompagnés du notaire Philippe Houot et du marchand de biens Eugène Nathan.

Emile André, en plus de la conciergerie, élabora 2 maisons, tout comme Joseph Hornecker associé à Henri Gutton (l’oncle). Lucien Weissenburger ne conçoit qu’une maison comme Charles Désiré Bourgon. Toutes les constructions sont effectuées par l’entrepris Fournier-Défaut avec laquelle Villard a passé un contrat.

Cahier des charges :

Mme Villard, veuve Hinzelin, joue également un rôle important en effectuant un cahier des charges qui fixe les règles d’occupation du terrain mais qui va aussi préfigurer la partie architecturale :

-      les demeures doivent être en pierres, briques et autres matériaux durs

-      elles doivent être réservées à des bourgeois et à des familles uniquements

-      elles doivent avoir le caractère d’hôtels particuliers, villas, cottages...

-      les acquéreurs doivent supporter sans limite de distance les arbres et plantation se trouvant en bordure de l’immeuble situé rue des Brices et sur l’avenue du château

-      les constructions ne peuvent pas dépasser 14m jusqu’à la naissance du toit.

Echecs et raisons : Cependant, dès 1906, le projet s’avère être un échec commercial :

Seulement 8 parcelles sur les 88 sont vendues et 6 demeures sont construites :

-      la loge du concierge (1902-1903), 2 rue des Brice, par Emile André et Joseph Hornecker, 1910 (agrandissement)

-      la villa Fournier-Défaut (1902-1904), 1 rue des Brice, par Henri Gutton et Joseph Hornecker, détruite en 1974

-      la villa Les Glycines (1902-1904), 5 rue des Brice, par Émile André et Jacques Philippon, 1924 (agrandissement)

-      la villa Les Roches (1902-1904), 6 rue des Brice, par Émile André

-      la villa Marguerite (1903-1904), 3 rue du Colonel-Renard, par Henri Gutton et Joseph Hornecker

-      la villa Lang (1905-1906), 1 boulevard Georges-Clemenceau (Boulevard d’Alsace-lorraine), par Lucien Weissenburger

Les raisons de ces échecs sont multiples :

-      le peu de publicité sur le projet Villard et le manque total d’annonce de vente

-      les prix, même si se n’est pas très élevé, l’investissement est grand car les parcelles sont grandes

-      les travaux routiers qui relient le parc à la gare sont trop lent.

-      l’Art Nouveau est un style d’avant-garde et s’adresse à une élite intellectuelle

-      on peut ajouter le cout des constructions Art Nouveau, en effet on sait par des articles publiés le 1er novembre 1901 que les tarifs d’Emile André étaient très critiqués

2nd projet et conséquences :

Pour sauver son projet, Villard effectue un nouveau plan.

La nouvelle rue du Maréchal Oudinot traverse le fond du parc, et l’élargissement du chemin de Saurupt permet une simplification du contour des îlots.

Il va y avoir abandon du cahier des charges

Ils vont détruire une partie des grilles fermant primitivement le parc à l’entrée de la rue des Brice sur la rue du Général Leclerc.

Mais surtout, les parcelles furent redivisées passant de 88 à 181 ce qui eut pour effet d’avoir un projet moins élitiste et plus démocratique ainsi que le coût moindre des lots (dont la surface oscille entre 230 et

600 m2

).

Vers 1910, le parc semble prendre son essor avec la construction de maisons, par César

Pain ainsi que par Emile Gémy et Louis Déon, encore dans le style Art Nouveau avant l’arrivée du style Art Déco.

Le parc sera définitivement achevé dans les années 1930.

Partie II : Cité-Jardins en Europe

Fin XIXe. Siècle, début XXe siècle, avec le soucis de plus individualiste et plus élitiste.

On voulait vivre dans des maisons modernes et fonctionnelles comme celles du parc de Saurupt, et conçues extérieurement pour s’intégrer à un cadre verdoyant et sain. A la réalisation de plusieurs cités-jardins en Europe au début de notre siècle : (on a trois exemples principaux donc) le Vésinet en région parisienne, Darmstadt en Allemagne et le Parc Güell en Espagne.

La cité du Vésinet :

Le Vésinet se situe dans la banlieue Ouest de Paris, dans le département des Yvelines.

La cité résidentielle du Vésinet est créée en 1863 (le cahier des charges est signé du 10 mai 1863) à l’initiative du duc de Morny, demi frère de Napoléon III, et d’Alphonse Pallu, un négociant industriel de Tours, à la suite de l’installation du chemin de fer.

Comme le parc de Saurupt, le Vésinet présente une unité de conception d’ensemble mais l’exécution des constructions dépendant du goût des particuliers qui les commandent et des différents architectes sollicités, il n’y a pas d’unité de style. Le néo-classique, le balnéaire régionaliste, l’Art Nouveau et le médiévisant se disputent la place et se mélangent parfois dans un seul édifice. La venue de l’Art Déco complique encore les choses. Il n’en est pas de la sorte dans les deux autres cités-jardins.

La künstlerkolonie de Darmstadt :

Darmstadt se situe près de Frankfort en Allemagne. A l’origine, cette colline était occupée par des bois comme le parc de Saurupt et le Vésinet. En 1899, celui-ci invite à Darmstadt l’architecte autrichien Joseph-Maria Olbrich et lui commande la

künstlerkolonie : une vaste cité-jardin qui doit être le lieu de résidence et de travail idéal par des artistes du Jugendstil (nom allemand pour désigner l’Art Nouveau).

On confère un aspect contrasté à la colonie, plus qu’il ne l’était au Vésinet et que le Saurupt n’a pas : le monumental se lie à l’intimité et les maisons sont l’oeuvre d’un seul architecte (exceptée la maison de Behrens)

Le parc Güell :

Le parc Güell, élaboré par Antonio Gaudi se trouve à Barcelone sur la Muntana Pelada (la Montagne Pelée).

En 1900, le comte Eusébio Güell y Bacigapuli (promoteur, négociant en cimenterie et industriel dans le domaine du textile) commande à Gaudi une cité-jardin qui doit être le cadre idéal de vie pour l’homme moyen, en parfaite harmonie avec la nature.

Dès 1905, il apparaît que le parc est un échec commercial, comme le Saurupt de Nancy. Les actionnaires manquant par défaut de publicité de la part de la ville et d’intérêt des habitants.  Les constructions se poursuivent cependant jusqu’en 1914, Gaudi n’a bâti que le marché et sa place, l’escalier, l’école, les maisons du gardien et du portier, le bâtiment d’administration et deux villas.

En 1929, le parc est cédé à la municipalité de Barcelone. En 1984, l’UNESCO le classe comme site protégé international.

Conclusion :

De ces trois cités-jardins, aucune ne ressemble véritablement au parc de Saurupt et elles ne se ressemblent pas non plus entre elles. Chacune ont leurs individualités même si le but poursuivi est identique : assurer à leurs habitants un cadre de vie idéal. Pour cela, les jardins ont une importance première et on peut se demander laquelle de ces cités y intègre le mieux ses constructions.

Partie III : Un logement de conciergerie

Le lieu :

Située au 2e rue des Brice et à droite de l’entrée du parc de Saurupt.

La période de travail :

les premiers documents datant de juillet 1901, construite en 1902 sur autorisation du conseil municipal de Nancy (décision prise en octobre 1902).

La composition :

Un logement de conciergerie et le grilles aux entrées du parc formant un ensemble.

L’architecte : A réalisé par Emile André, Henry Gutton et Joseph Hornecker

Au début, conjointement signés par Emile André et Henry Gutton, mais, André modifie les élévations et mène à bien la construction.

Puis après en 1910, elle est agrandie dans le même style par Joseph Hornecker.

-      Emile André (1871-1933) :

Né le 22 octobre 1871 et mort le 10 marc 1933 à Nancy. Petit-fils de François André (1811-1933), entrepreneur en bâtiment et fils de Charles André (1841-1928), architecte département et organisateur de l’exposition d’arts décoratifs de Nancy en 1894, il fait ses études d’architecture à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier de Victor Laloux (1850-1937).

Il a beaucoup voyagé, en Egypte, en Inde en Perse et en Italie. Des ces voyages, il ramène des aquarelles de son pinceau.

Pour lui on a déjà entendu dans notre cours de la semaine denière par nos camarades. Dans ses réalisations, avec Maison Huot, 1903, situé à 92-92 bis, quai Claude-le Lorrain et les Grands Magasins Vaxelaire, rue Raugraff.

Il rentre en Lorraine en 1901 et adhère à l’Ecole de Nancy. Sur la commande de Pierre Villard, il conçoit alors le lotissement du parc de Saurupt avec Henry Gutton (1873-1963).

Il construit la conciergerie, les villas les Glycines et les Roches.

Il collabore aussi avec Eugène Vallin et avec Victor Prouvé pour la création de boiseries d’intérieur et de meubles.

(puis tous les deux autres architectures :)

-      Henry Gutton (1874-1963) : Son oncle est Henri Gutton (1851-1933), ingénieur polytechnicien, avec lequel il vient de réaliser en 1901 l’insolite graineterie Génin-Louis, à l’angle des rues Saint-Jean et Bénit.

-      Joseph Hornecker (1873-1942) : est d’origine Alsacienne. Il est lui aussi fils d’un entrepreneur qui s’est installé à Belfort. Après des études à l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs, il s’inscrit à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts. Il s’installe à Nancy en 1901, où il travaille dans le cabinet  d’Henri Gutton, et obtient son diplôme des Beaux-Arts en 1903.

La fonction : Toute l’importance que les promoteurs du projet donnaient à la sécurité des futurs propriétaires. Dès ce moment, est reliée par téléphone au central de Nancy, ce qui permet de contacter rapidement les propriétaires des maisons absents, la gendarmerie ou les pompiers en cas de problème.

Le contexte historique

En 1903 : après son achévement en 1902, le logement est occupé par un « concierge-agent de police ».

En 1906 : la municipalisation des voies privées entraîne la suppression de la fonction de gardien.

En 1910 : la loge est agrandie par Josept Hornecker. Ainsi dotée d’une chambre supplémentaire, la petite maison est plus vendable qu’auparavant.

En 1912 : elle est achetée par Marie-Edouard Crovisier et son épouse. Durant des années, ils y logent leur cocher et c’est pourquoi les deux maisons sont très vite reliées par le téléphone, pour une plus rapide communication des ordres.

Durant cette occupation, plusieurs transformations interviennent sur la façade Est.

-      La porte-fenêtre ayant servi d’entrée principale à la loge est réduite à une fenêtre, l’actuelle entrée étant aujourd’hui l’ancienne porte privée du gardien, sur la façade Sud, et qui est protégée par un auvent vitré,

-      La marquise en bois qui couvrait la porte-fenêtre est supprimée.

Si l’ensemble des grilles dessinées par Emile André et mises en place en 1903 perdent du même coup leur fonction, la municipalité en autorise provisoirement le maintien, puis elle fait déplacer la porte centrale dans son dépôt municipal de la rue Gabriel Mouilleron, avant de les donner au Musée de l’Ecole de Nancy. Les portes latérales ont été détruites.

Description

Dimentions des pièces :

-      Loge (n°. 52)              25,00 m2

-      Cuisine (n°. 22)            8,80 m2

-      Chambre (n°. 13)         8,40 m2

-      Wc (n°. 27)               1,00 m2

-      Surface totale             43,20 m2

Construite directement sur le trottoir et aujourd’hui agrémentée d’un petit jardin sur ses façades Sud et Ouest, mesurait à l’origine 11, 10m. de long sur 7m. de large et 7m. de haut.

Elle se compose d’un seul corps de bâtiment à cinq côtés et au toit simple, au départ, en « L » depuis la modification de 1910. Elle est bâtie sur un rez-de-chaussée uniquement et elle munie d’une cave voûtée en briques.

Matériaux : (principaux sont ) la pierre meulière, la brique émaillée et le bois.

-      Le soubassement de la maison et l’encadrement des baies sont en pierre de taille de calcaire.

-      Le reste des murs est en meulières apparentes taillées en opus incertum.

-      La couverture est en ardoise.

-      (pour orner) La cheminée et l’encadrement de l’entrée principale de la maison au motif en aile de papillon : (Emile André a utilisé) la brique vernissée en bleu-vert.

-      Le carré de briques vernissées turquoise : est un motif ornemental de cheminée assez typique de Emile André, (on le retrouve sur la villa « les Roches » et sur la villa du peintre Lejeune, 30, rue du Sergent-Blandan )

-      Le bois : pour les baies, la marquise, les corbeaux soutenant le toit sur la façade Sud.

-      Le fer forgé : Pour les grilles de protection des fenêtres et la grand porte du parc.

la porte en fer forgé de la grande entrée du parc (se composait) :

d’une grande entrée pour les véhicules et de deux portes piétonnes latérales.

Emile André la conçoit lui-même dans sa totalité sur la base de motifs :

floraux stylisés, la nature, en général, et les fleurs, en particulier, étant l’une des sources principale d’inspiration et de forme pour les artistes de l’Ecole de Nancy.

La partie haute et la base des vantaux sont constituées de tôle repercées agissant comme raidisseurs.

A cause de son grand poids, elle était montée sur des roulettes qui circulaient sur des rails en fer en arc de cercle, incrustés dans le sol de la rue des Brice, dont le principe a été mis au point par les ingénieurs des Ponts-et-Chaussées.

Le plan de la maison :

Il peut se découper en un trapèze et un rectangle. La pointe du trapèze, à l’angle de la rue des Brice et de l’avenue du Général-Leclerc, devait être à l’origine arrondie, mais elle a été simplement aplatie pour faciliter le montage de la toiture et une fenêtre a été ajoutée.

Dans le trapèze, André a placé la loge proprement dite, sorte de pièce à vivre avec une entrée publique, privilégiée : un grand auvent en bois abrite une belle porte flanquée de deux baies à un seul vantail, le tout formant une sorte de papillon. Aujourd’hui c’est une grande fenêtre.

Un coin rectangle composé :

d’une cusine et d’une chambre, éclairées par une fenêtre à meneau, référence au Moyen Age qui est une autre source d’inspiration pour l’art de l’Ecole de Nancy.

Plan de la conciergerie (daté du 25 juillet 1901 et signé Henry Gutton et Emile André).

-      Ce dessin à l’encre sur calque : est le deuxième projet connu,

-      La cuisine : primitivement située sur le jardin donnant désormais sur la rue.

-      L’angle arrondi de la loge : sera remplacé dans le projet définitif par un pan coupé percé d’une fenêtre.

Elévation partielle de la façade latérale : (daté du 24 mars 1902 et signé Emile André).

-      La souche de la cheminée : est l’élément dominant de cette composition, sa base interrompt la toiture et se trouve au nu du décrochement.

-      Son développement et son emplacement laissent transparaître l’influence des « homes » anglo-saxons.

-      L’auvent : qui protégeait la porte piétonne de la loge a été suprimé en 1910.

-       Les trottoirs : s’élargissaient à la sortie de la rue des Brices et portaient de grandes piles maçonnées, sur lesquelles pivotent les grilles centrales montées sur routes.

Conclusion

Pour André, ces maisons et la conception du parc en lui–même sont capitales dans sa carrière car elles constituent la première commande qu’on lui passe en tant qu’architecte indépendant. Leur réussite doit déterminer l’idée que les Nancéiens se feront de son travail et de ses capacités. Lesquels seront effectivement appréciés puisque Emile André sera l’architecte de l’Ecole de Nancy qui construira le plus dans la capitale lorraine et des formules qu’il innove dans le parc de Saurupt seront reprises dans d’autres de ses maisons.

Le bilan de ces expériences d’urbanisme et d’architecture que sont les cités-jardins est mitigé. L’échec du parc de Saurupt  et du parc Güell montre peut-être des projets trop ambitieux et trop novateur pour leur époque.

Du point de vue architectural, le Saurupt est , comme le Vésinet, un résumé très localisé des tendances du début du XXe. Siècle.

L’Art Nouveau, entre 1910 et 1914, semble plutôt se prolonger dans le style suivant dont les maisons de construction courante réutilisent les briques vernissées, les corbeaux et les balcons de bois que André a inauguré dans ses créations.

Bibliographie

-      Sophie Le Galudec-Alba, Le parc de Saurupt à Nancy et l’art 1900, 1990

-      Francis Roussel, Nancy architecture 1900

-      Emile Badel, Le Parc de Saurupt hier, aujourd’hui et demain, Nancy, 1906 (Réédition 1998. Préface de V. Bradel)

-      Nancy, Le Parc de Saurupt, Itinéraires du patrimoine 187, Editions Serpenoise, 1998

-      Connaissance des Sites Paysages et Architectures de Meurth-et-Moselle, Le Parc de Saurupt 1902-1933

Site

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saurupt

http://www.nancy-guide.net/photographies/photos-parc_de_saurupt.html

http://www.patrimoine-de-france.org/oeuvres/richesses-59-16800-118845-M124407-288476.html

http://photos.maisonpage.info/albums.php/5-quartier-de-Saurupt